Cap sur Madère

Trophée Jules Verne 2020/2021
Gitana Team
Charles Caudrelier
Franck Cammas


Créé le:
11 January 2021 / 7:24
Modifié le:
14 January 2021 / 9:14

Partis depuis un peu plus de 24 heures de Ouessant, les hommes du Maxi Edmond de Rothschild déroulent parfaitement le plan élaboré, avant le départ, avec leur routeur Marcel van Triest. Après un dégolfage express d’une dizaine d’heures, mené à plus de 30 nœuds de moyenne, la première journée de mer de ce Trophée Jules Verne a été consacrée à se faufiler le long de la péninsule ibérique pour gagner au plus vite vers le Sud. Vent fort et enchaînement d’empannages sept au total depuis le franchissement de la ligne ont rythmé ce début de record. Ce lundi, au petit matin de ce deuxième jour de tentative, le géant de 32 mètres et son équipage se trouvaient déjà dans le sud du Portugal, par le travers du cap st Vincent, le point le plus sud-ouest de l’Europe. Franck Cammas, Charles Caudrelier et leurs quatre équipiers bénéficient, à la position de 7h, d’une petite centaine de milles d’avance sur le record.

 

 

Samedi, avant de larguer les amarres, à l’occasion de l’ultime briefing météo à terre, Franck Cammas prévenait que les 24 premières de navigation risquaient d’être toniques et notamment au passage du cap Finisterre, à la pointe nord-ouest de l’Espagne. Après Charles Caudrelier hier, Yann Riou nous confirmait cette nuit que le coin avait été fidèle à sa réputation : « Nous avons enchaîné quelques empannages depuis notre départ de Ouessant. On a eu un passage du cap Finisterre plutôt sportif, où nous nous sommes faits pas mal secouer dans une mer désorganisée et un vent soutenu. Ce n’était pas l’idéal pour faire progresser rapidement le Maxi Edmond de Rothschild qui plantait régulièrement dans les vagues. J’ai d’ailleurs fait mon premier vol plané à l’intérieur du bateau mais heureusement sans me faire mal. Mais depuis quelques heures nous glissons bien mieux parce que le vent a bien faibli et la mer s’est aplatie. Les vitesses deviennent plus intéressantes. »

 

Vers des latitudes plus clémentes 

Dans la nuit de samedi à dimanche, au large de la pointe bretonne, alors qu’ils s’apprêtaient à franchir la ligne de départ du Trophée Jules Verne, les six marins ont connu quelques heures bien vivifiantes, tout comme dans le golfe de Gascogne lancés à plus de 30 nœuds de moyenne. Heureusement leur début de record rapide et les plus de 640 milles déjà parcourus vers le but sur les premières 24 heures augurent d’une amélioration tout aussi rapide des conditions de vie à bord du Maxi Edmond de Rothschild : « Il faisait très froid au départ et chacun avait sa technique pour se protéger au mieux. Personnellement, j’avais empilé les couches de polaires, chaussettes… bref j’ai doublé tout ce qui pouvait l’être, prêt pour affronter le grand sud ! Plus nous glissons vers le Sud et plus l’atmosphère commence à se réchauffer. On ne peut pas dire qu’il fasse très chaud encore car nous avons encore tous le bonnet bien vissé sur la tête mais l’ambiance change doucement. On enlève les couches les unes après les autres et on devrait quitter nos bonnets dans les prochaines heures » nous confiait Yann Riou ce matin.

 

Depuis son dernier empannage, réalisé en milieu de nuit dernière vers 2h30 du matin dans le sud de Lisbonne, au large de Comporta pour être plus précis, le Maxi Edmond de Rothschild a débuté un long bord tribord amure vers le Sud-Ouest en direction de l’archipel portugais de Madère, à plus de 34 nœuds de moyenne bien calé sur ses plans porteurs.



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