Francis Joyon et l’équipage Idec Sport pulvérisent le Jules Verne

Courses 2016-2017
IDEC
Joyon


Créé le:
26 January 2017 / 9:48
Modifié le:
30 January 2017 / 6:34

Le Maxi Trimaran IDEC SPORT de Francis Joyon, Clément Surtel, Alex Pella, Bernard Stamm, Gwénolé Gahinet et Sébastien Audigane s’est adjugé ce matin le Trophée Jules Verne, tour du monde à la voile, en équipage et sans escale. Il a franchi la ligne d’arrivée à 8 heures et 49 minutes heure française ce jeudi 26 janvier 2017.

©Idec Sport
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Francis Joyon et son équipage ont bouclé les 22 461 milles du parcours théorique en 40 jours, 23 heures, 30 minutes et 30 secondes, à la vitesse moyenne sur la route de 22,84 noeuds. Ils ont en réalité parcouru 26 412 milles sur le fond, à la moyenne de 26,85 noeuds. Ils pulvérisent le précédent record détenu par Loïck Peyron et l’équipage du maxi trimaran Banque Populaire V de 4 jours, 14 heures, 12 minutes et 23 secondes. Ils ont, chemin faisant, battu pas moins de 6 records ou temps intermédiaires, au cap Leeuwin, Tasmanie, Antiméridien, Horn, Equateur et Ouessant.

Chronologie du Trophée Jules Verne 2016/2017

Francis Joyon, Sébastien Audigane, Bernard Stamm, Gwénolé Gahinet, Alex Pella et Clément Surtel sont donc les navigateurs à la voile les plus rapides de tous les temps autour de la planète. Ils ont pulvérisé le chrono record établi en janvier 2012 par Loïck Peyron. Cet équipage réduit pour un si grand bateau, le Maxi-Trimaran IDEC SPORT et ses 31,50 m de longueur à la flottaison, s’est octroyé chemin faisant pas moins de 6 records ou temps de passage intermédiaires, à Leeuwin, Tasmanie, Antiméridien, Horn, Equateur et Ouessant. L’exploit est considérable, et l’analyse détaillée des performances quotidiennes fait ressortir d’étonnants faits d’armes, comme cette 14ème journée de mer à 894 milles parcourus à 37,3 noeuds de moyenne, ces 8 journées à plus de 800 milles, et 7 à plus de 700. A bord d’un maxi multicoque conçu en 2005 pour un équipage d’une douzaine d’hommes, Francis, Clément, Alex, Seb, Gwéno et Bernard ont, au delà de la performance, raconté avec une désarmante simplicité une joyeuse aventure de marins complices, extraordinairement complémentaires et solidaires, une histoire d’hommes et d’amitiés.

Pot pourri

« Nous partons le 16 décembre dernier dans la plus grande incertitude » avoue le benjamin du bord Gwénolé Gahinet. Après une première tentative avortée quelques jours auparavant, la faute à une Zone de Convergence Intertropicale en pleine expansion