Gare au pot au noir !

Courses 2016-2017
IDEC
Joyon


Créé le:
25 November 2016 / 6:17
Modifié le:
6 December 2016 / 11:24

Après avoir fendu l’océan Atlantique à la faveur de conditions météorologiques très favorables avant d’aborder les îles du Cap Vert, Francis Joyon et consort connaissent un ralentissement ce vendredi. Mais l’équipage reste confiant avant de franchir l’Equateur.

©Mer et Média / Idec Sport
©Mer et Média / Idec Sport

 

Il y a 24 heures, le maxi-trimaran Idec Sport possédait une courte avance sur le record établi par Loïck Peyron, à la barre de Banque Populaire V, en 2012. Mais voilà, le passage du Cap Vert a de nouveau inversé la tendance. Les responsables ne sont autres que les dévents liés au relief de deux petites îles de l’archipel capverdien. Du coup, Joyon et ses cinq compères ont dû s’employer comme de beaux diables, à grands renforts d’empannages, pour se sortir de là. Dans la nuit, l’équipage d’Idec Sport a laissé le Cap Vert derrière lui mais le chrono ne jouait déjà plus en leur faveur.

Comme a chaque jour son épreuve, c’est désormais le pot au noir qui attend les six marins. Cette zone de convergence intertropicale qui précède l’Equateur est toujours redoutée par les navigateurs qui craignent de s’y engluer. Le défi sera justement de parvenir à s’en extirper rapidement pour Francis Joyon qui espère toujours franchir l’Equateur dans un temps honnête. « Nous ne visons pas un temps canon à l’Equateur, rappelle le marin d’Eure-et-Loir. Nous souhaitons limiter notre retard sur le chrono référence et comptons sur une météo plus favorable en Atlantique sud pour nous refaire jusqu’au cap de Bonne Espérance. »

A l’heure actuelle, le maxi-trimaran Idec Sport avance à une moyenne d’environ 15 nœuds, bien loin de la moyenne réalisée la veille qui lui avait permis d’avaler littéralement les milles. L’Equateur se situe à moins de 500 milles et les heures à venir seront donc importantes pour l’équipage. Car, soyons francs : un passage dans un bon temps mettrait indéniablement du baume au cœur aux six hommes qui attaqueraient alors l’hémisphère sud de la meilleure des manières.

 

Isabelle Trancoen



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